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Les tarifs d’un photographe immobilier(Partie 1)

Dans le cadre de ma pratique de photographe immobilier, je suis régulièrement interrogé sur mes tarifs. Cette série d’articles a pour vocation d’expliquer les différents aspects reliés à mon métier afin de bien comprendre toutes les composantes qui rentrent en ligne de compte dans le processus d’élaboration de mes tarifs. Ces articles permettront également, je l’espère, de se faire une idée plus précise de la réalité de mon métier que ce soit sur un plan financier, mais aussi sur un plan organisationnel et de la vie quotidienne.


A quoi ressemble le travail d’un photographe immobilier en Estrie ?

Être photographe immobilier dans une région telle que les cantons de l’est, cela suppose premièrement de couvrir un vaste territoire. Je suis basé à Granby, mais j’offre mes services dans toutes les municipalités de la région. Dépendamment des séances qui m’ont été réservées par mes clients, je peux aisément faire plus de 450 kilomètres quotidiennement. Ces 5 dernières années j’ai roulé en moyenne 30 000 kilomètres par an.


Mon métier consiste donc à passer énormément de temps à sillonner les routes de la région afin d’aller photographier des propriétés pour des courtiers immobiliers, mais aussi des architectes, des contracteurs, des compagnies de locations de chalets, des designers, etc.


Le reste de mon temps est consacré à transférer les photos sur mon ordinateur, au traitement des images prises la veille (généralement entre 4h et 7h du matin afin que tous mes clients reçoivent leurs photos avant leur arrivée au bureau), à la maintenance de mes équipements (recharger les batteries de l’appareil photo et du drone, vérifier que les logiciels soient à jour, nettoyer les objectifs et les capteurs, etc.), à répondre aux courriels reçus en mon absence, à assurer la maintenance et la mise à jour de mon site internet, à la préparation de contenus pour les médias sociaux et mon blog (cet article par exemple).


J’ai 3 types de journées principalement :

  • Les journées sans séances car il pleut, il neige ou simplement parce que je n’ai pas de contrats à l’horaire,
  • Les journées ou j’ai 1 ou 2 séances. Ce sont les journées ou je vais passer plus de temps à me déplacer qu’a faire des photos. En effet, un déplacement de base est au moins 2 heures aller-retour.
  • Et enfin les journées ou je vais quitter le matin a 8h et rentrer après la séance de coucher de soleil. Pendant la période estivale, ce type de journée peut se terminer à 23h00 ce qui signifie des nuits très courtes car je commence le traitement des images à 4h le matin.

Les journées de séance sont la plupart du temps des journées ensoleillées (ou au moins des journées ou il ne pleut pas où il ne neige pas). Je suis souvent amené a emprunter des routes secondaires ou des chemins pour lesquels l’utilisation d’un véhicule à 4 roues motrices de type SUV équipé de pneus cloutés est fortement recommandée, voire même indispensable en période hivernale. Sachant le nombre de kilomètres parcourus annuellement, je dois changer de véhicule tous les 6-7 ans. Cet élément doit être pris en compte dans les calculs des tarifs pour ce qui est de la composante des frais d’exploitation de mon entreprise.


Finalement, je travaille seul et je ne fais rien d’autres que de la photographie immobilière. Je suis à la fois, le photographe, le gestionnaire de l’entreprise, le responsable du service à la clientèle, le comptable (seulement mes états financiers annuels et mes impôts sont finalisés par mon comptable), le responsable des comptes à recevoir (facturation) et des comptes à payer (fournisseurs et sous-traitants), le responsable de la maintenance, de la postproduction des images, etc.


Je ne fais rien d’autres que de la photographie immobilière et je suis un des rares à être autant spécialisé au Québec. La plupart de mes confrères qui offrent des services de photographie immobilière offrent aussi d’autres services (portraits, mariages, produits, etc.), et/ou travaillent en équipe ou en agence. La raison de ce choix ? La photographie immobilière est ce que je fais de mieux et ce que je préfère parmi toutes les spécialités de la photographie. Je préfère travailler en solo car cela me permet d’atteindre le niveau de concentration nécessaire pour réaliser les meilleures photographies possibles. Avec près de 5 000 séances réalisées ces 12 dernières années, j’ai atteint le niveau d’expertise dans ce domaine qui me vaut d’être de plus en plus sollicité pour la réalisation de mandats de mise en marché de maisons de prestige. A ce titre, j’ai réalisé les photos de la majorité des maisons de 1 million et plus dans les cantons de l’est ces 5 dernières années.


Dans de prochains articles j’aborderai les thèmes suivants : comment sont établis les tarifs, comment choisir un photographe immobilier, pourquoi il est plus avantageux selon moi de faire affaire avec un courtier immobilier, comment je me suis spécialisé au fil du temps dans la photographie immobilière, etc. Faites moi également part de vos questions en lien avec la photographie immobilière, je tenterai d’y intégrer mes réponses dans de prochaines publications.

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